Le maire PS de Paris, candidat à sa succession en mars 2008, a défendu sa politique des transports et lancé de nouvelles pistes, lundi soir (19 novembre 2007), lors d’une rencontre avec les habitants du 17e arrondissement, fief de sa rivale UMP, Françoise de Panafieu.”Cela peut révolutionner les déplacements dans Paris“, a déclaré Bertrand Delanoë, en présentant son projet d’encourager les “deux-roues électriques”, lundi 19 novembre, dans le cadre d’une des vingt rencontres qu’il organise en vue des municipales. Le maire socialiste de la capitale, qui brigue un second mandat, a ainsi prôné l’installation de bornes EDF de recharge “partout où c’est nécessaire” pour ces véhicules qui vont “à 35-40 km/h”, “pas dangereux et non polluants”.
Il a promis d’étudier “une aide financière à l’acquisition” de ces deux-roues.
Alors que sa rivale Françoise de Panafieu, candidate de l’UMP pour les municipales, critique sa politique des transports notamment à l’égard des automobilistes, Bertrand Delanoë avait choisi de lui répondre dans son fief du 17e, dont elle est députée et maire. “La question des déplacements est un enjeu majeur de civilisation“, a-t-il lancé devant quelque quatre cents personnes au théâtre Hébertot. Il a fait valoir que sa “politique de déplacements depuis cinq ans a fait baisser les gaz à effet de serre de 9 %“. Assurant qu’on ne peut “pas avoir dans un espace restreint chacun notre véhicule”, le maire, qui ne se dit “pas anti-voitures”, souhaite “donner la priorité absolue aux transports au commun” et “développer la diversité des modes de déplacements”.
Concernant le vélo, M. Delanoë a plaidé en faveur d’”une conception des itinéraires plus créative, plus originale”. Il a rappelé sa volonté de prolonger le tramway jusqu’à la porte d’Asnières, avant de s’indigner que, “de la porte d’Ivry à la porte d’Asnières, l’Etat ne mette pas un euro”. “Y a-t-il un seul tramway en France aussi nécessaire du point de vue des enjeux du Grenelle de l’environnement où l’Etat ne met pas un euro ? Que font les députés UMP qui votent le budget ?”, a-t-il lancé.
Il a estimé que le président de la République a voulu corriger la baisse des crédits des transports urbains, mais seulement “hors Ile-de-France”, s’indignant que “20 % de la population française seraient pris en otage parce que le président de la région [le socialiste Jean-Paul Huchon] n’a pas voté pour l’UMP ?“. Enfin, il a rappelé travailler à un système de deux mille voitures “non polluantes en libre service”.
Le Monde avec AFP
2 réponses jusqu'à présent ↓
lemienrienkamoi // Dimanche 25 novembre 2007 à 6:53
Bravo ! Enfin !!
TOUS les parkings privés ou publics, d’immeubles, de magasins, d’hôpitaux, TOUS les immeubles, tous les parkings doivent être équipés de prises électriques permettant de recharger les batteries.
Bravo Bertrand!
Anne G. // Lundi 26 novembre 2007 à 4:07
Je me demande bien pourquoi Bertrand Delanoé a attendu si longtemps pour s’intéresser aux deux roues electriques….
Il était fatal (et donc prévisible) qu’un grand nombre de parisiens allaient se tourner vers le scooter, dés lors que la Ville avait décidé (fort justement) de rendre la vie impossible aux voitures.
Bertrand Delanoé a t il vraiment pensé que les ex-automobilistes se tourneraient vers les transports en commun ou vers le vélo ?